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POUR CEUX QUI ONT DES ENFANTS… OU QUI SOUHAITENT EN AVOIR.
#1
L’étude des sciences occultes est indissociable de l’étude de la conscience, y compris de la conscience d’être.
 
Beaucoup de philosophes ont écrit sur la conscience, la définissant et la décrivant dans ses mécaniques, ses dimensions et ses articulations…
 
Mais peu au final se sont intéressés à la manière dont elle se réveillait, amorçait son processus de développement, car elle était considérée comme une sorte de pouvoir supérieur de l’homme, acquise de naissance.
 
Il fallut au final que Françoise DOLTO entre dans la danse au 20éme siècle pour que bien des a priori soient revus tantôt à la hausse, tantôt à la baisse.
 
L’apport de Françoise DOLTO à la compréhension du phénomène de la conscience qui habite l’homme commence en 1942. A l’époque elle travaille pour une institution sociale à l’enfance sponsorisée par le gouvernement de Vichy, au contact des petits  orphelins de la guerre.
 
Et là elle va faire une observation qui va longtemps restée oubliée  dans les tuyaux, avant d’être remise à jour + de 20 ans plus tard.
 
L’observation est la suivante : Tout enfant qui ne maîtrise pas encore le lire écrire parler, et donc n’a pas encore  accès à la pensée conceptuelle, (cela concerne les enfants d’environ 0 à 6 ans) dégénère psychiquement (elle utilise le  mot assez fort de se « crétinise ») dés lors qu’il n’est pas touché, regardé, ressenti avec affection. Et cette dégénérescence va loin, jusqu’à transformer la morphologie de l’enfant, changeant en quelques mois  des traits à la base harmonieux,  angéliques comme sont ceux des enfants,  en simples faces  de gnomes avec un brin d’éléphant man…
 
Cette observation resta donc dans les tiroirs, on était en plein conflit armé, c’était la période 39/45 et donc y’avait des autres urgences que de se demander pourquoi les enfants dont on n’a pas le temps de s’occuper deviennent tarés mentaux / physiques.
 
Et puis le temps passa et avec les progrès de la science, on commença à pouvoir prendre en charge des enfants nés « prématurés ». On pensait alors que de les placer dans des couveuses hermétiques, branchés sur de quoi  manger boire respirer suffirait à leur bon développement… Or de retour d’expérience quelques années plus tard, il fut constater que malgré tous les bons soins de la couveuse, ces gamins prématurés présentaient tous des troubles concordants : Difficultés de l’apprentissage du lire écrire parler, difficultés à être sociaux, difficultés à lier avec leurs parents. Ils présentaient aussi des maladies (dont allergies)  certaines  psychosomatiques, des angoisses, des troubles du sommeil…  etc.…

 
Et c’est alors qu’on repensa à ce qu’avait observé Françoise DOLTO : Sans lien sensoriel, sans son stimulus adéquat tel que programmé par la nature, la conscience a du mal à s’enraciner, voir ne peut s’enraciner causant ainsi des retards mentaux et physiques.
Au final c’est le modèle Africain qui finira par anéantir les convictions qu’avaient les pédiatres quant aux limites des possibilités de la couveuse / incubateur mécanique … En effet faute de moyens là bas, les incubateurs étaient réservés aux enfants non viables… Tous ceux qui sortaient prématurés mais viables étaient directement remis aux mères avec pour consigne de les garder « enrubannés » contre elles sur la poitrine. Et ceux là qui sentaient encore la chaleur du corps et  le cœur de leur mère battre, qui étaient regardés  et à qui on parlait, connaissaient ensuite un développement normal, malgré leur naissance chaotique.
 
Va sans dire que depuis dans de nombreuses maternités le principe de la couveuse a été revu à la baisse : Les mères sont désormais expressément invitée à passer le plus de temps possible avec leurs enfants, à le ramener vers leur chaleur, leur cœur, leur regard et leur voix, en les prenant dans leur bras. Et ainsi  on a compris que la conscience n’est pas automatique, innée, qu’elle dépend pour l’enfant de ses premiers contacts avec le monde et de leur maintient durant sa phase de croissance. Il est désormais établi qu’il y a donc bien un lien entre les 5 sens et l’esprit ce qui explique cette citation de Eliphas Lévi : « L’esprit tient au corps par la sensibilité »
 
 
Conclusion : On ne peut développer de conscience d’être sans être regardé, on ne peut activer son réseau sensoriel du langage sans écouter ce langage, on ne peut développer de schéma social sans être touché cajolé, et rien ne rassurera jamais plus l’enfant, (lui évitant le terrible schéma de l’emprunte de l’angoisse qu’il traînera ensuite toute sa vie),  que d’entendre  le bruit du battement de cœur de sa mère.
Bref tout le schéma de la pensée commence avec les sens qui doivent être stimulés (ce qui ne signifie pas sur stimuler car comme disait Paracelse : « Un peu de stimuli éveille, beaucoup fait du bien,  mais trop rend fou ».)
Et donc passez du temps avec vos enfants en bas age, ceux qui sont en train de télécharger leur processus de conscience. L’enjeu est plus primordial que tout autre chose qui pourrait occuper votre attention à leur détriment.
 
Bien à vous tous de vous lire en retour.
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#2
Salut Villa... et oui, encore moi.

Je pensais pas que c'était une découverte de 1942 que le stimulis de l'enfant qui grandit était important, je pense que cette base est quand même légèrement connu depuis plus longtemps que ça. Tout enfant qui sans stimulis vis un paquet de traumas, aura des traces de ses souffrances aussi... tout comme un adulte. Un adulte qui aura été cocainomance toute sa vie a souvent des marques, et les enfants qui vivaient sous son toit, en manque de pleins de choses dont parfois des besoins essentiels, clairement, ils n'auront pas l'apparence de la star enfantine du moment.

Si un enfant n'est jamais stimuler sur chacun de ses sens, il est normal qu'il n'as pas l'intérêt d'apprendre, qu'il ne développe pas ses sens. C'est quelque chose de très visible dans les foyer qui sont dans des situations précaires. Pourtant, il y a des maison appreuvrit qui ont un focus sur l'amour et l'écoute malgré leur horrible situation et le gamin arrive a bien s'en sortir...

Quand au "peau-a-peau", c'est une méthode relativement bien connue des nouvelles maman. L'enfant a un sentiment de sécurité et de reconfort, lorsqu'il a un contact direct avec la peau de la mère ou du père ( parce que c'est important aussi pour vous messieurs ! ). Un enfant en sécurité, est beaucoup plus ouvert à l'apprentissage, peu importe son cheminement. Je ne crois pas toutefois que cette méthode va allumé leur conscience, mais les aider pour utiliser cette conscience plus tard, un enfant qui n'as jamais appris à être " un enfant " ca peux être mauvais plus tard...

Après, il ne faut pas tomber dans l'hyperstimulation, tout est question d'équilibre.

Et l'innocence, on la possède tellement peu de temps, c'est presqu'à croire qu'on désire lui retirer cette innocence, cette naiveté pour lui remplacer par une conscience développée - C'est exagérée, je sais, mais c'est important à vivre aussi..

Bonne Journée!
-=xxxx=-
DeathBreeze
Poltergeist de Zelda
Sorcellerie.Net
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#3
Salut Death Breeze, cela ne me dérange pas que ce soit encore toi... Je t'aime bien...

Pour te répondre il est certain que si tu stimules bien ton gosse, mais que derrière il traverse avec toi un tsunami, qu'il perd un parent, qu'il fait l'objet de harcélement à l'école ou que le voisin le choppe pour le pédophiler... Le gosse sortira avec des traumas.

Ce qu'il importe de considérer en réfléchissant bien aux travaux de DOLTO et ses différents postulats  c'est que :
1/ N'importe quel  trauma l'enfant le surmontera + facilement s'il a consolidé le sens de la  parole, le "verbe" c'est à dire  le lire écrire parler penser en lettres / mots / concepts. Sans cet acquis c'est beaucoup plus complexe pour lui de compenser, voir impossible. D'ou aussi le fait d'avoir un langage construit même quand on parle à un bébé : Les areuh areuh zigouille pouette pouette et a dada ! Cela ne l'aide pas....

2/ Qu'il y a aussi un age de consolidation des mécanismes sensoriels, qui font que si les sens n'ont pas été réveillés correctement entre 0 et 6 ans après cela devient totalement irrécupérable. Exemple : Il y a quelques années en russie ils ont retrouvé une gamine de 6 ans qui vivait depuis toujours abandonnée dans une grange avec des animaux : chiens chats poules etc... Une couverture, une gamelle de soupe 2 ou 3 fois par semaine c'est tout ce qu'elle recevait de ses géniteurs (car là on ne peut plus parler de parents). Pour le reste elle se débrouillait en se callant sur le modèle animale... En guise d'unique langage : Elle avait  développé des vocalises animales  qu'aucun maitre dresseur ne pourrait reproduire. Plus tard quand il fut question de lui apprendre à parler, cela devint mission impossible. On n'a pas pu lui enseigner plus de vocabulaire que ce qu'un chien serait capable de comprendre . Va sans dire qu'elle est mieux avec les chiens avec qui elle trouve ses marques .... N'ayant que fréquenté de trés loin la société humaine, sa conscience n'y trouve pas de repère. Elle aurait été retrouvé à 3 ou 4 ans on aurait pu la réparer, mais 6 ans cela était déjà trop tard. 10 ans : Elle restait complétement un animal. Bref de quoi revisiter le mythe de Tarzan...
En plus de rajouter que tu retrouves ce phénomène adaptation de la conscience aux sons que tu entends quand tu veux étudier les langues étrangéres par exemple... On n'arrive jamais à  prononcer parfaitement, on a toujours un accent face à une langue qui ne nous a pas été "maternelle" justement. Même si on la pratique longuement car tout simplement : On n'a pas l'oreille qui a été faite à ces sons. Et j'ai par exemple une amie allemande qui vit ici en france depuis plus de 40 ans, elle me racontait un coup qu'elle a beau "pensé" en français à force de vivre avec les francophones... toujours est il : elle continue de rêver en allemand.

3/ Et pour finir tu as raison : Il y en avait  avant DOLTO qui se sont préoccupés de près à tout cela... Ce sont déjà les tziganes. Chez eux  autrefois le père calme son jeune fils dont la mére est partie à la rivière, en rythmant sur le bois de son berceau le bruit d'un coeur qui bat, plutot que de secouer le bébé en faisant chalouper son berceau comme un navire en pleine tempête.... Et les tziganes sont allés par delà l'étude de l'homme quant à ces phénomènes. Ils l'ont étudié avec l'animal et t'expliquent que :
- Si ton chien est gueulard, pisseur, chieur compulsif, c'est tout simplement parce que tu l'as retiré trop tot de sa mére qui n'a pu lui inculquer son identité de chien au contact de l'homme.
- Qu'une poule élevée en incubateur ne deviendra jamais une poule conveuse abandonnant ses précieux oeufs au premier prédateur venu : Elle n'a pas eu de modèle à reproduire, elle ne peut l'inventer.
- Et que si on ne peut remettre un lion élevé en cage dans la savanne, c'est parce que la savanne n'a jamais pu éveiller les sens de ce lion pour s'y adapter...

De plus en plus non seulement les travaux de DOLTO ont sensibilisé à tout cela le monde de la pédiatrie et pedo psychiatrie.... Mais en plus le monde des communicateurs animaliers, des programmes de survie / réintroduction se penchent sur la question. 

Car non seulement la conscience s'inculque via ce procédé inscrit dans la primo enfance,  qui a "son temps" mais également les instincts... 

Donc ni instinct ni conscience ne sont innés ... Ils s'acquiérent via un processus qu'on pourrait qualifier de "sacré" tant il est important
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#4
Ma question est as-tu des enfants pour juger de la véracité de ce qui est dit plus haut ? Car tu affirmes que c'est la réalité, mais comment affirmer ce genre de choses si on ne l'a jamais vécus ? Mais peut-être que si.
Même si une personne comme "DOLTO" a longuement travaillé la question et en est venu à ces résultats, il n'en reste pas moins qu'il y a des exceptions à toutes les règles.

Je ne suis pas d'accord sur le fait que l'instinct n'est pas inné, je crois que bien au contraire que c'est le sens le plus développé que nous nous efforçons, nous les peuples dits "civilisés" de faire taire au profit de la "raison".

De plus, je connais quelqu'un qui parle 5 langues différentes sans aucune difficulté et sans accent.... là aussi une exception sans doute, mais elle existe quand même.

Je connais un jeune garçon qui a été abandonné par son père très jeune, et dont la mère ne s'est pas occupé. Il trainait le soir jusqu'à tard dehors alors qu'il n'avait qu'une dizaine d'années. Il a été totalement dépourvu d'amour et à même connu le racisme car il est métissé. Et pourtant, il est d'une gentillesse à toutes épreuves, il est travailleur, a beaucoup de valeurs humaines. Comme quoi, on peut être dépourvu d'amour, de tendresse, de "peau à peau" durant sa très petite enfance, et devenir quand même un adulte exceptionnel. Là aussi, l'exception. C'est la beauté de l'humanité, l'exception et/ou la différence.
Sirène
Aventurière S.net
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#5
@Sirène, pour le cas ou ta lecture aurait été un peu en diagonale, je préciserais donc : ce n'est pas moi qui affirme... C'est DOLTO 
Et pour le cas ou ta mémoire serait défaillante : Ma soeur et moi avons vécu la même semaine, à 2 jours d'intervale ce que traverse un nouveau membre qui vient de débarquer... Donc quand tu rétorques : Et bein toi d'abord est ce que tu as des gosses pour causer de la sorte ! Penses qu'il pourrait y avoir des gens pour te lire qui ont perdu leur enfant, et que ce genre de remarque pourrait leur faire mal, car les renvoyer à ce qu'ils vivent comme l'acte manqué le plus grave de leur vie...

Moi je ne sens plus rien  : cela fait 15 ans et depuis ne m'a pas empêché d'élever la fille de mon ex compagnon qui me dit encore du haut de ses 28 ans : heureusement que je t'ai, car sans toi avec mes tarés de parents je ne sais comment je m'en sortirai !!!? ( C'est vrai que sa mère DOLTO elle n'en a rien à carrer...)

Il y a filiation par le sang... Mais aussi parfois par l'esprit,  et à ce titre : Tous les enfants de la terre, je me sens "filiale" avec eux. D'ou que je m'intéresse à comment ils gravent leur conscience....

Et sinon pour parler instinct animal, dis voir depuis la dernière fois que je t'ai croisée : Tu as élevé combien de portée de chiots et de chatons ? Combien de chevaux tu as débourrés ? As tu agrandi le poulailler ? Mis des poissons dans ton bassin ? Regarder les larves la nuit à la lampe torche ? Tenter de sauver des oiseaux tombés du nid ? Adopter en plus des moutons et des chèvres ?

Et aussi : combien de tziganes as tu croisés,  qui t'ont débarquée les yeux bandés de nuit dans la foret en te demandant d'y rester seule avec ton chien ?

Bref qu'as tu expérimenté vraiment au contact animal concernant l'instinct ? Apprends moi je ne demande qu'à savoir....
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#6
Villa je te cite

" Bref qu'as tu expérimenté vraiment au contact animal concernant l'instinct ? Apprends moi je ne demande qu'à savoir.... "

Moi, j'ai appris à me méfier de mes semblables . De ceux qui disent savoir mais qui au final ne savent que bien peu de choses . A ce titre, c'est fou de constater combien de personnes peuvent se juger entre elles .
En parlant d'animal, j'ai des poils donc je suis un mammifère, j'ingère je digère et relache c'est une chose que l'on expérimente .

Sauf que l'on ingère parfois certaines paroles que l'on digère ( j'analyse et réfléchis parfois je prends du recul ) et je relache en évacuant toute ma souffrance, tous le mal ou le bien que l'on me fait .
Alors je déboure parfois je galope vers le fruit de mes connaissances
Je cite aussi ce passage

" Donc quand tu rétorques : Et bein toi d'abord est ce que tu as des gosses pour causer de la sorte ! Penses qu'il pourrait y avoir des gens pour te lire qui ont perdu leur enfant, et que ce genre de remarque pourrait leur faire mal, car les renvoyer à ce qu'ils vivent comme l'acte manqué le plus grave de leur vie..."

Villa les gens meurent et u n'y peux rien car tout est voué à mourir . Une mère, une soeur tu crois que je n'en bave pas et que je n'enrage pas !?? Je pourrais rajouter une voir deux personnes alors crois moi que je peux te dire que la mort est toujours devant toi encore que non car y'a les souvenirs et là ce sont les fantomes qui t'assaillent . Tu crois que cela ne fait pas non plus mal de vivre avec des souvenirs, de regarder des photos et autres !??
Alors on fait quoi !?? ou oublie !!? Comment et de quelles façons !!? La mort fait partie du jeu, du game ou de ce que tu veux appeller et elle est là constamment donc je trouve ta remarque vraiment très étrange .
Je ne suis plus le même depuis un moment donc oui pour moi je me considère comme " mort " mais vivant . Assez pour écrire ce passage ou vous lire ou encore me dresser sur mes pattes ce matin .
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#7
J’avoue ne rien comprendre à ce que tu dis. On parle au départ du fait que les enfants non « aimés » ou moins aimés sont moins à même de développer une certaine « conscience ». Ce à quoi je réponds que je ne suis pas d’accord. Cela n’a rien avoir avec le fait de perdre un enfant. Cela n’a rien avoir avec la souffrance que cela engendre. Au départ Tu parles des enfants et non des parents. Je n’ai pas non plus accusé qui que ce soit de quoi que ce soit ni renvoyé personne vers acte manqué ou pas.

Pour répondre oui j’ai des enfants et comme tout le monde nous avons nos souffrances et différentes façons de les apaiser. C’est pourquoi je peux dire qu’il y a des exceptions à toutes les règles même celles qui sont étudiées sérieusement.

Ensuite en ce qui concerne toutes tes questions sur les animaux je ne vois pas ce que cela vient faire ici. Ton titre d’ailleurs parlent d’enfants.

Ma réponse amenait dès questionnements et effectivement une manière différente à la tienne de voir les choses. Je n’ai jamais prétendu avoir raison mais cela ne veut pas dire que c’est toi qui dit vrai.

Concernant l’instinct là non plus je ne suis pas d’accord avec toi. Nul besoin d’etre un cheval un loup un ours ou une grenouille pour en avoir, être un être humain ça marche aussi.
Sirène
Aventurière S.net
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#8
Nous sommes tous à même d'atteindre une certaine conscience, plus difficile pour certains, plus facile pour d'autres. On vit tous nos épreuves et ce n'est pas nécessairement plus facile de notre coté ou des autres.
Faut savoir aussi que rendu à un certain age, le cerveau se développe autrement. C'est pourquoi il y a des choses qui sont plus faciles à apprendre pour un enfant préscolaire que pour un plus vieux... pas pour rien qu'on dit que les enfants sont des éponges! Ils sont capables d'apprendre à marcher, parler, manger, faire ses besoins et bouger son corps en même temps dans un temps records!

L'amour et les belles expériences les encourage et les aide car ils n'ont pas besoin de les apprendre seul, on est la avec eux. L'enfant apprend par l'exemple.

De la à dire que les enfants qui ont connu que la misère, et ce peu importe la misère, ne peuvent atteindre une certaine forme de conscience ou reste stupide est totalement du jugement. Ces enfants la sont plus fragiles à la maladie mentale, mais sont capables de vivre une vie normale pleine d'empathie comme un enfant très aimé par ses parents peut finir en prison pour multiple meurtres.

Le 0-6 ans est très important oui, mais l'éducation des parents va jusqu'à 20 ans environs. Personnellement, je crois que l'amour et l'éducation aide beaucoup, mais l'individu seul peut choisir d'élever sa conscience ou non.

Il ne faut surtout pas tomber dans le piège de "Mowgli". Un manque d'amour et d'attention ne fera pas un enfant sauvage. Troublé avec des difficultés oui, mais il s'en sortira et ne sera pas nécessairement sans haute conscience.

Villa: Étant donné la facon que tu cites Dolto et que tu défends ses conclusions, tu donnes l'impression très forte que tu la soutiens.
Zelda
Directrice générale (ou folle à lier... c'est pareil...)
Sorcellerie.net
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#9
J'ai l'impression que se post est en tarin de prendre un autre tournant, en relisant le premier , je ne vois aucunement où il est marqué qu'on parle d'amour ou de manque d'amour ... on parle plutôt de manque de stimulis. Essayons de rester hors jugement personnel...

De ce fait quand on parle de parents , ce n'est pas forcément de parents biologiques non plus dont on parle... Dolto a été une précurseure inestimable pour le soin psychologique aux enfants et ses recherches sont encore largement appliqué, il me semble, dans les bases de la pédopsychiatrie.

L'instinct a une part innée, et il faut le faire fructifier pour que cet enracinement éveille l'esprit. Ce n'Est un secret pour personne que l'environnement dans lequel un enfant évolue en bas âge va marquer ses possibilités plus tard . Mais comme personne ne naît égal , bien sûr qu,il y a des âmes qui arrivent à fleurir dans des environnement plus difficiles et d'autres non. Dans toute chose il y a exception.

Et oui si un enfant ne se fait jamais toucher, il ne se développera pas et on ne parle pas d'amour ici , on parle de simuli physiques, mais cela n'arrive pratiquement plus dans nos sociétés actuelles grâce aux services sociaux, alors difficile de trouver un exemple malheureux comme durant la guerre. Je ne suis pas pédo-psychiatre mais il me semble que dans les notions de psychologie que j'ai abordé, en effet si le langage n'est pas acquis avant 7 ans c'est foutu.

D'ailleurs un super ouvrage de vulgarisation que je vous suggère par rapport à ça ( bien qu'il date un peu) c'est La peau et le toucher d'Ashley Montagu ( lecture obligatoire dans mon cursus) .

Tout ça pour dire que oui nourrir physiquement par le toucher et la parole un enfant, c'est essentiel à son développement et vous pourrez le demander à n'importe quelle puéricultrice , même avant le développement du langage parlé , déjà il peuvent communiquer très clairement par le langage des signes.
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#10
@Zelda : Villa: Étant donné la facon que tu cites Dolto et que tu défends ses conclusions, tu donnes l'impression très forte que tu la soutiens.

Disons que cherchant une idée d'un post qui pourrait varier le débat, tout en restant autour de la conscience et ses formes telles qu'on les rencontre en sciences éso, je me suis dite pourquoi pas DOLTO ?
Si je devais te donner une comparaison je la vois parfois dans le monde des hommes, comme une sorte de Diane  Fossey dans le monde de l'animal. Elle ont chacune ouvert des portes sur une autre approche de la conscience, de l'intelligence, leur sensibilité de femme leur a permis de capter des choses plus subtiles, et donc elles marquent pour moi des étapes. Tant les femmes elles mêmes que leurs travaux, ont un truc qui me parle... Et de tout cela j'ai donc eu l'idée d'un sujet...

Un sujet qui sensibiliserait aux liens stimulis / sens / liens avec la conscience par activation du réseau neuro sensoriel sur lequel elle doit venir comme 's'assoir'.... Mais dans lequel d'autres processus trouvent à s'inscrire pour construire ce qu'on appelle une "personnalité"  :
- L'amour le sens de l'équilibre parentale, genre "se dominer soi même avant de chercher à dominer le gamin", ou choisir entre "aimer " tout court et "savoir aimer". Ou encore "s'aimer soi à travers le gosse" ou "aimer le gosse pour lui même" 
- La grande aventure de l'évolution de la pensée de l'enfant qui passe du livre / jouet en "image"  à un livre abécédaire, avant de le lier aux livres de lettres pures, leurs formes, leurs sons, leurs assemblages. Tout l'impact qu'apporte le langage sur l'expression de la pensée et qui fera la différence entre un Victor Hugo, et ce qu'on peut lire de nos jours sur internet comme style en raccourcis. Le langage de Victor Hugo semble mieux adapté à une extension de la pensée d'un enfant ... 
- Et bien sur : Les aventures que l'enfant expérimentera par lui-même... Car même à 5 ans sur un vélo au milieu des poules, on en apprends plus que devant un jeu vidéo qui tourne en boucle.... Là encore le sens est mis à l'épreuve : sens de l' equilibre,  de l'observation, de l'orientation  + le sens du comment faire des trucs en douce dans le dos des parents.... = Devenir malin = intelligent en plus de devenir conscient.
Bref y'aurait beaucoup à disserter sur tout cela : la conscience, son développement, son expression ...  Le sens qui vont de paire : sensoriel, sens du langage et même sens de l'humour...
Donc voilà si cela peut te donner une idée de comment je prends le truc...
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#11
Bah moi j'ai trois gosses, je peux parler légitimement alors : )

Treve de rigolade. J'irais plus loin que Dolto car je pars de la conception à la naissance, voir de l'accouchement aux premiers mois de vie.
Pourquoi ? Parce que c'est important et que pour une fois, science et spiritualité peuvent se rejoindre sans que l'un crache sur l'autre.
Je parlerais pas de la conception, ni de la grossesse (bien que l'on puisse y parler des jours durant... aussi bien sur les dernieres découvertes scientifiques que sur les generalités spirituelles).
Mais pourquoi un tel débat aujourd'hui sur les méthodes d'accouchements ? avec quoi un bébé vient au monde ? Le travail des parents se limite-t-il qu'à des stimulis ?

Pourquoi une tel récrudescende des accouchements naturels ? (en dehors des violences gynécos, des blablas de la puissance des femmes que je soutiens totalement pour avoir vécu) Parce que le corps est fait pour ça. Bébé va appuyer là ou il faut grace au mouvement de la mere. Libérer les hormones adéquates, venir à son rythme, prendre son premier souffle de la maniere qu'il veut (en souriant, en pleurant, en restant silencieux,...). Et apres ? Laisser la mere et l'enfant en paix pour la libération de l'ocytocine. Hormone présente tout le long de la grossesse et qui reveillera chez la mere et l'enfant un désir d'attachement. Surprise : le pere en est dépourvu. Mais au contact de son nouveau né, il la développera. Si on se prive de cette hormone, on fait un grand écart.
L'allaitement. Pas de débat, on sait que c'est le meilleur pour l'enfant. Chose difficile à accomplir parfois. Bon pour le corps de l'enfant, les recepteurs du sein de la mere s'adapte à la demande de quantité, mais aussi de qualité du lait. Anticorps, consistance, volume, maladie, osef, le lait soigne, guérit, et le sein reconforte, détend, endort, calme... En plus, l'aspiration du bébé va lui faire des machoires adéquates, muscler la langue et le bas du visage, harmoniser sa respiration, développer une bonne dentition.
On devrait (attention, je ne créé pas de débat) s'adapter au nouveau né. Cododo (pourquoi l'homme serait un animal qui met son petit pas encore developpé à pioncer tout seul dans un lit dans une autre piece...), stimulis (des enfants s'habillent seuls à 6 piges, alors que d'autres font tout à deux ans), apprentissages (pourquoi serait-il tous pret à écrire leur nom au meme age, à lire, à compter et ceux sur un programme tou pareil)...
Bref, je veux juste par ce gros resumé appuyer sur l'avant de l'enfant. Les prémices. Si ils manquent l'instinct, le modele, la base...

Et sur un autre plan. Il a été prouvé scientifiquement, spirituellement, psychologiquement que nous avons une mémoire des genes, une mémoire psychologique instraseque à cela et comme on est des magiciens, on va inclure eventuellement les vies antérieures, le désir de réincarnation ou pas, les choses à regler dans cette vie... C'est vachement compliqué.

J'ai lu quelque part que le but ultime des parents est de donner les bases à l'enfant, un etre a part entiere. La base c'est quoi ? Apprendre à son enfant cinq langues et passer quatre diplomes ? ou lui apprendre confiance en lui, apprentissage de ses points forts, se connaitre soi meme, acceptation, amour, présence,... Meme au tout départ de la vie.
La folie est un don de Dieu.
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#12
Trés bon développement Orphée.... Sans 3 gosses en renfort j'aurais pas osé aller au delà de DOLTO, en évoquant des sens que l'enfant perd en grandissant : La sensibilité aux hormones du corps de sa mére tout ces trucs invisibles qui appartiennent à des sens purs animal.... et bien sur l'ANIMA, l'âme, qui va venir animer l'être, dés la seconde de la premiére scission de l'ovule fécondée par un spermatozoide... Bref tout le côté ontogénèse du sujet.

Et puis aussi je n'ose  pas non plus  parler de la lecture qu'on peut faire trés tot de leurs dessins, des curiosités symboliques qu'on a pu toi et moi parfois observer chez tes gosses, ou ceux d'internet....
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#13
J'ai fait un bref resumé, mais en clair observer un chaton qui nait fait comprendre beaucoup de choses sur ce qu'on a perdu, nous les êtres humains avec nos techniques modernes. Ca me torture souvent l'esprit et j'évite d'en parler en me concentrant sur les miens. Mais niveau conception, accouchement et début de la Vie... Est-on foutus ? Je souffre atrocement en y pensant. Et je ne parle meme pas du pire qui est fait... Violences gynécologiques, abérations medicales (qui se rappelle qu'on ne doit pas couper le cordon tout de suite... mais qu'on peut meme le laisser accroché au placenta plusieurs jours ?... Positions ridicules de l'accouchement avec les étriers, contre-physiologiques... Péridurales certes, mais expliquer les vrais enjeux... L'importance de l'allaitement, et changement de mode de vie... Congés paternités...) Que fait-on aux enfants... ? Que fait-on du sacré d'une venue au monde ? Si la naissance n'est pas sacrée, plus rien ne l'est.

Mais oui, les comptines et jeux magiques, les dessins à répétitions avec des symboles ésotériques... COmme le Temps, ça va dans un sens : on apprend à l'enfant. Mais aussi dans l'autre : l'enfant te rappelle d'ou tu viens et de ce que tu es sensé te souvenir.
La folie est un don de Dieu.
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#14
Quand on dit beaucoup de manipulations, il ne faut pas oublier ceci :
1) ca augmente les chances de survie autant pour la mère que pour l'enfant,
2) ca diminue les traumatismes autant pour l'enfant que pour la mère (la rémission post-partum incluse),
3) ca permet aux parents infertiles d'avoir des enfants (tous ceux qui ont connu les fausses couches connaissent cette douleur psychologique).
4) ca nous permet d'accoucher sans trop de douleurs (car oui ca fait mal en *****).

C'est excellent de vénérer la nature, mais la nature est cruelle et sans remord sur les enfants et les mères qui meurent en couche. L'histoire de l'humanité en est pleine. La science et la médecine nous permet d'avoir des enfants sans avoir cette peur d'en mourir qu'on avait avant... Est-ce si mal et contre-nature de vouloir protéger la vie? Imaginez perdre sa mère jeune à cause de son accouchement ou de celle d'un membre de sa fratrie?
Les bébés animaux se remettent très bien de la mort de leur mère... ou meurent... et ils ne passent pas 18 ans dans le jupon de leur mère non plus...

Qu'est-ce qui est si mal de nos techniques modernes?
Quand j'ai accouché, après 35 heures de travail, on m'a finalement donné la péridurale (vous savez pas à quel point ca fait du bien!!!) pour finir en césarienne d'urgence à ma 40e heure car il y avait souffrance foetale. Pour la santé de mon enfant et la mienne du même coup, j'ai salué notre avancée technologique, car sans elle, mon fils serait mort. Il est né en parfaite santé et est toujours en pleine forme aujourd'hui sans aucune séquelle de sa naissance. Pourquoi affirmer que la naissance manque de sacré aujourd'hui? Parce qu'on a du me traiter pour une maladie génétique qui rend infertile et dont on avait aucun traitement il y a 50 ans ?

Je peux affirmer haut et fort qu'avoir un enfant est un miracle et j'ai pu le vivre grâce à la médecine d'aujourd'hui. Selon mon expérience à l’hôpital, le personnel infirmier a été des plus humain avec nous. Ils ont pris du plaisir à le bercer et à lui parler et ils m'ont tous raconté, tout joyeux, comment mon fils les regardaient parler, comme s'il comprenait ce qu'ils disaient. Ce n'était pas des sage-femmes, mais bien du personnel infirmier dans un hôpital standard.

Bref, cessons de généraliser et d'accuser la science de tous les maux de la terre... On a cette chance de pouvoir comprendre et d'influer sur le monde qui nous entoure, pourquoi ne pas s'en servir?

C'est comme si vous aviez des grands pouvoirs magiques, mais que parce que vos ancêtres et les animaux n'en possèdent pas, vous décidiez de ne pas vous en servir pour comprendre et améliorer le monde, car ca serait pas naturel...
Zelda
Directrice générale (ou folle à lier... c'est pareil...)
Sorcellerie.net
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#15
Comme je suis d'accord avec toi Zelda !!! J'ai moi aussi eu un premier accouchement des plus terribles si on écoute ceux qui se vouent seulement à la nature.

Après de longues heures de contraction,l' anesthésiste est venu me poser la péridurale, il a piqué 2 fois seulement elle n'a pas eu d'effet sur moi.
Alors plus que la longue aiguille qu'il a glissé dans mon dos, c'est surtout les contractions que j'ai subi.

Au bout de plusieurs heures j'étais épuisée, lorsque le moment de l'expulsion est arrivé, je n'avais déjà presque plus de force. A chaque poussée, la puéricultrice qui assistait la sage femme appuyait sur mon ventre très fortement pour m'aider, mais rien ni faisait. Alors il a fallu appeler le médecin qui a sorti l'enfant avec les forceps.

Pour ceux qui ne savent pas, les forceps c'est une méthode qui implique d'attraper l'enfant dans le ventre de sa mère avec les "cuillères" et de tirer vers l'extérieur.

C'est une douleur incommensurable, moi-même je me suis entendu hurler. Les larmes coulaient sur les joues de mon mari qui assistait impuissant à la scène. Les larmes étaient un mélange de douleur par rapport à moi et d'émotion par rapport à la naissance de son fils.

J'ai eu une multitude de points, ouverte comme une fermeture éclair, de haut jusqu'en bas.

Alors la souffrance gynécologique, je connais pour l'avoir vécu.

Cependant, face à toute cette manipulation humaine, les moyens peut-être barbares (forceps), il y a deux façons d'en garder le souvenir

1) On peut dire que la médecine a marqué mon corps, avec une longue aiguille épaisse qui m'a été insérée dans le dos alors qu'avec mon gros ventre je n'arrivais pas à faire le dos rond. La puéricultrice qui appuyait de toutes ses forces. Le médecin qui a déchiré mon corps et m'a recousu pendant des minutes interminables.
Puis on m'a retiré mon enfant le soir pour que je puisse me reposer

2) Le progrès a sauvé mon enfant, et m'a sauvé moi, car sans toute cette assistance, je serais morte en couche à mon premier

J'ai choisi la deuxième solution, j'ai passé tout le temps en maternité à remercier l'équipe médicale. J'ai donné naissance à un deuxième enfant. Je regarde mon aîné devenu un homme et je me dit combien il aurait été dommage que le monde ne connaisse pas cet homme merveilleux, qui soit dit en passant à eu une entrée dans le monde des plus difficiles, car lui aussi a souffert la même chose que moi.

Et puisqu'il est question de stimuli face à certaine situation vécu dans l'enfance, mon enfant n'a jamais eu l'âge mental d'un enfant de son âge. Il a toujours été au dessus, pas par son intelligence et/ou sa capacité à apprendre ses leçons ou autres, mais par son intuition qui lui permet de voir la vie avec intelligence.

Notre lien est fusionnel, pourtant il était plutôt solitaire et ne demandait pas les bras durant son jeune âge, il jouait seul. J'ai toujours pensé que c'était une vieille âme dans un corps de bébé.

Merci la médecine de me permettre de m'extasier chaque jour devant mon aîné, et merci à la nature de me permettre de m'extasier devant mon cadet
Sirène
Aventurière S.net
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#16
Je dis pas qu'il faut renoncer à la médecine... nulle part je le mentionne. Mais il suffit de regarder les chiffres pour comprendre que beaucoup d'actes médicaux peuvent être éviter. Je ne crache pas sur la péri mais jexpliquaid brièvement pourquoi les futures mères doivent savoir a quoi ca mène physiologiquement. Avec trois enfants donc deux en maison de naissance et un en maternité je connais la douleur, les heures, les déchirements et le reste. Et étant en train de me spécialisée dans ce domaine je peux aussi dire que la psycho de la mère et de l'enfant a une place énorme dans le déroulement de tout cela.
Regardont le Brésil ou on fait des césariennes à tout va et où les futures mères finissent par decarrer chez elles. Ou même en Europe ou on ose faire des opérations et des gestes de "confort"... pour les autres mais pas pour la mère ou l'enfant.
Le but ici n'est pas de débattre de la médecine car évidemment elle a sauver des femmes. Le but est de rappeler d'où on sort et d'où on vient et tout e qu'on oublie... voit ce qui est qualifié de "mode" alors que c'est un retour a la base.
La folie est un don de Dieu.
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#17
Oh la la.... Je crois que je ne vais pas sortir mes ouvrages sur tous les types du développement humain aujourd'hui !

En guise de simplicité (j'avoue avoir lu en diagonale), je dirais qu'ils existent des exceptions sans réellement en avoir.

Je vais prendre mon exemple malgré que je n'ai pas encore d'enfants à mon âge. Peut-être que cela éclairera certaines personnes (j'ai 33 ans) :
Je suis une personne qui a vécu son enfance dans la pédophilie et l'inceste (2-3 ans à 9 ans) par un adolescent de 17 ans, mon père et son meilleur ami, l'intimidation, le rejet, la malnutrition, la négligence, la violence physique, la séquestration... Même la professeure en 1ère année (j'ai fais 3 fois ma 1ère année pour info) m'ignorait dans un sens, alors que j'ai un Trouble du Déficit de l'Attention/Concentration avec Hyperactivité (TDA-H). Ceux avec un « handicap » étaient placés au milieu de la classe pour vous dire.

D'ailleurs, je vivais parmi des animaux des plus différents (chiens, hamsters, furets, lapins, perroquets) et ce, entourée de pisse et d'excréments. Pas étonnant que je sois rejetée à l'école si je sentais la pisse et que je portais des vêtements trop petits... démodés. Quand on m'enfermait dans ma chambre durant des heures, je pouvais me faire pipi dessus. Je me souviens d'une fois où lorsque nous étions en appartement a mes 4 ans, au 4ème étage, je me basculais sur les barreaux du balcon. En train de tombée, la chienne de l'époque m'a rattrapée par le fond de culotte au dernier moment. Et il va sans dire que ma première fugue était à mes 4 ans. (Je vous épargne tout le côté psychiatrique et toxicomane derrière tout ce calvaire .)

Par la suite, ma grand-mère m'a dis il y a quelques années de cela qu'à mes 5 ans, je ne savais pas parler ; je grognais, je grimpais partout et agissait comme une animale à la place... et pourtant, j'habitais dans la ville de Québec en plus d'aller à l'école. Entre 6 et 9 ans, j'ai fais quelques familles d'accueil, dont une où une Femme d'une certaine âge se foutait royalement de mon cas. C'est le pognon qui l'intéressait je suppose. J'ai eu droit aussi à un travailleur social pédophile, mais DIEU merci, je n'ai jamais embarqué dans son « jeu » du cadeau lol ! Le dossier semblait tellement gros que les travailleuses sociales se reliaient parce qu'elles n'en pouvaient plus, sauf 2 qui ont été des perles ! Je tiens à le spécifier. 

Alors, j'ai eu beau avoir souffert pendant mes 9 premières années de vie (black out total entre 0 et 5-6 ans), mais il reste que lorsque que je suis allée dans ma dernière famille d'accueil avec ma petite soeur de 4 ans de moins (10 ans à .... Elle nous considère comme leurs propres filles malgré que nous ne sommes pas adoptées), je ne savais ni lire, écrire et compter... en plus de ne pas savoir comment tenir une simple fourchette. Bref, je n'ai peut-être jamais faite de thérapie et d'orthophonie, mais au jour d'aujourd'hui, j'ai un Bac+4 en plus d'être verbomoteur (j'essaye de le tempérer, mais ça, c'est mon problème). 


Ceci dit, tout ce que je viens d'énumérer de ma propre vie - plus haut - n'est que la pointe de l'iceberg. Cela n'empêche pas par contre que j'adore les animaux et que je me sens si bien avec eux. Du coup, on peut dire je connais bien la Communication Animale. Par ailleurs, au fil du temps, je me suis rendue compte qu'en fait l'Humain est autant un animal que tous les autres (chiens, rats, poissons, crevettes, serpents, rossignols, etc.) vu qu'il est considéré comme un mammifère vertébré (la Communication Animale passe aussi par-là... ). De ce fait, il est normal de dire que nous naissons tous avec un instinct. La conscience, elle, va se développer au cours de la vie et ce, au même titre que le socio-affectif, le cognitif et la sagesse. Tout va déprendre entre autre de la personnalité de l'individu et de son rythme d'apprentissage. Ne dit-on pas que là où finit la philosophie commence la sagesse ?! En sachant cela, me dire qu'il est impossible de changer de même qu'évoluer, j'ai des doutes. J'ai juste à prendre pour exemple mon propre chien qui essaye d'être comme moi. Il faut qu'il essaye tout ce que je mange et me mets comme produits Tongue . Je ne donne pas tout, rassurez-vous. Mais cela prouve juste qu'il est plutôt ouvert vers l'autre. (On peut même faire de l'Astrologie et de la Numérologie avec son animal,si si ! Mais bon, passons.). Et même s'il se fait snaper par un autre chien et qu'il se pisse dessus par peur (c'est un Berger Shertland), même moi j'ai eu peur pour sa vie comme pour la mienne, la journée même, il a été capable de retourner sur le lieu de son « trauma ». Ce que je n'ai pas précisé plus haut est qu'à mes 9 mois, je me suis faite mordre par un petit chien en pleine figure (j'ai toujours 3 cicatrices profondes à ce jour), dont j'étais à l'article de la mort. Un nez cassé en plus d'avoir mon oeil gauche qui pendait. Même ma propre grand-mère n'osait pas venir à mon chevet parce que j'étais défigurée et sous-incubateur. Aujourd'hui, je vis toujours parmi les chiens au travers de mon chien en ce moment. Et dire que j'aurais dû avoir un gros trauma à ce niveau. 

(Pour qu'il soit mon familier tout comme mon dernier chien, il doit être comme moi  Smile )



Je me souviens que lorsque j'étais dans mon cours « Victimes d'agression sexuelle » à la Fac cet hiver, j'ai posé à la professeure et ce, devant les autres étudiants : « Même si l'enfant, voire même l'adulte, est résilient, est-ce que la résilience à ses limites ? ». Et elle m'a répondu : « Oui ». J'avoue ne pas avoir de la misère à la croire. Tout simplement parce que peu importe ce que l'individu a vécu et avait comme environnement, s'il a au moins une personne significative (pas obligé que ce soit un parent comme un membre de la famille, même si...) dans son entourage qui croit en lui et l'écoute sans jugement, il va être un peu plus facile pour cet individu de s'en sortir et de passer à travers son trauma et ce, tel qu'il soit. Bien sûr, la résilience peut être innée comme acquise, mais il faut au moins la voir pour ensuite être en mesure de travailler sur elle. C'est ce que l'on nomme avoir une Prise de conscience pour la transformer en Pleine conscience grosso modo. C'est la même chose pour le trauma en soi... Tout va dépendre, oui, de la gravité du geste, de la répétition du geste et de l'agresseur qui pose le geste sur l'enfant, mais il faut aussi prendre en compte sa personnalité et du comment il le vis. Je me souviens de quelques histoires que cette même professeure racontait... c'était à en donner froid dans le dos. Juste pour dire que l'on a commencé le cours à 70 étudiants pour finir à 55 étudiants. Quand je dis que c'était des horreurs, ça en était ! Tu te poses même des questions à savoir : « L'enfant semble avoir vécu beaucoup plus hard que moi, et pourtant, il est à l'aise d'en parler avec sa psychologue ! WTF ». De toute façon, il va être plus facile pour un enfant qui a un trauma de s'en sortir s'il sent qu'il a une personne significative autour de lui. Juste le/les parents qui ne croit pas en son enfant ça peut le détruire solide parce que c'est sensé être le premier lien d'attachement qu'il développement au court de sa vie. 

(J'ai essayé de vulgariser au mieux.)



Au sujet du post principal, je suis d'accord avec Villachicoubis qui dit que lorsque que le bébé de même que l'enfant n'est pas stimulé (genre pas assez) en plus de n'a pas avoir un lien d'attachement sécurisant, son développement risque de régresser que ce soit aux niveaux physiologiques (anatomique et sensoriel), comportementaux, relationnels, cognitifs, etc. Tout est une question d'équilibre je me dis. Alors, mieux vaut stimuler son enfant consciencieusement. 

(Je me souviens de DOlTO, mais je ne sais plus dans quel cours que j'ai vu ça... Fait un bail lol ! On va dire que tu m'as fais un petit rappel Wink )

(18-07-2020, 07:34 PM)DeathBreeze a écrit : Salut Villa... et oui, encore moi.

Je pensais pas que c'était une découverte de 1942 que le stimulis de l'enfant qui grandit était important, je pense que cette base est quand même légèrement connu depuis plus longtemps que ça. Tout enfant qui sans stimulis vis un paquet de traumas, aura des traces de ses souffrances aussi... tout comme un adulte. Un adulte qui aura été cocainomance toute sa vie a souvent des marques, et les enfants qui vivaient sous son toit, en manque de pleins de choses dont parfois des besoins essentiels, clairement, ils n'auront pas l'apparence de la star enfantine du moment.

Si un enfant n'est jamais stimuler sur chacun de ses sens, il est normal qu'il n'as pas l'intérêt d'apprendre, qu'il ne développe pas ses sens. C'est quelque chose de très visible dans les foyer qui sont dans des situations précaires. Pourtant, il y a des maison appreuvrit qui ont un focus sur l'amour et l'écoute malgré leur horrible situation et le gamin arrive a bien s'en sortir...

Quand au "peau-a-peau", c'est une méthode relativement bien connue des nouvelles maman. L'enfant a un sentiment de sécurité et de reconfort, lorsqu'il a un contact direct avec la peau de la mère ou du père ( parce que c'est important aussi pour vous messieurs ! ). Un enfant en sécurité, est beaucoup plus ouvert à l'apprentissage, peu importe son cheminement. Je ne crois pas toutefois que cette méthode va allumé leur conscience, mais les aider pour utiliser cette conscience plus tard, un enfant qui n'as jamais appris à être " un enfant " ca peux être mauvais plus tard...

Après, il ne faut pas tomber dans l'hyperstimulation, tout est question d'équilibre.

Et l'innocence, on la possède tellement peu de temps, c'est presqu'à croire qu'on désire lui retirer cette innocence, cette naiveté pour lui remplacer par une conscience développée - C'est exagérée, je sais, mais c'est important à vivre aussi..

Bonne Journée!
-=xxxx=-

En fait, il est vrai que cette base est connue depuis plus longtemps. Mais je crois qu'au niveau recherche scientifique, cela s'est fait récemment, c'est-à-dire en 1942. 

Pour ce qui est du reste, je suis tout à fait d'accord avec toi. 


(Peut-être que cette « innocence » est plus canalisée avec le temps, qui sait...)
Heart  Lilianah, S.net  Heart
Quiconque combat les monstres doit s'assurer qu'il ne devient pas lui-même un monstre, car lorsque tu regardes au fond de l'abysse, l'abysse aussi regarde au fond de toi. -Nietzsche-
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