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Le 5éme Accord Toltèque – Don Miguel & Don José Ruiz
#1
Les 4 Accords Toltèques.

« -Mais qu’est-ce qui lui prend ?!! Ce n’est pas un livre de Magie ! »

« -Ha oui ? Voyons ça... »

Le 5éme Accord Toltèque est écrit par l’auteur des 4 Accords Toltèques, Don Miguel Ruiz, ainsi que par son fils Don José Ruiz.

Alors oui, Les 4 Accords Toltèques passe pour être une lecture de ménagère un peu new age, ce qui pour beaucoup est synonyme de « manque d’authenticité ».

Pour des questions liées à notre imaginaire, nous préférons, quand il s’agit de Sagesse, ou de connaissances occultes, nous tourner vers de vieux grimoires pas toujours compréhensibles, plutôt que vers des ouvrages disponibles dans la librairie du coin.
Quelque part, on ne peut pas nous donner totalement tort. Tout d’abord, l’impact et la fascination d’une ancienne édition sur notre imaginaire est une chose importante qui sacralise nos pratiques en les coupant du quotidien.
D’autre part, il est difficile à une époque où l’argent et le marketing sont rois, de faire confiance à un auteur rémunéré sur ses ventes. Au moins un écrivain mort ne nous décevra plus, lui.

Alors bien sûr, quand on mets les pieds dans un rayon Spiritualité/Bien-Être plein à craquer de livres surfant sur la mode et que l’on trouve, à coté d’un vrac de goodies, amulettes made in Taiwan et batons d’encens, les 4 Accords Toltèques, best seller mondial, on s’attend forcément à un produit formaté, terne, ayant pour seul objectif d’accroître le bonheur général de l’auteur par l’accroissement de son compte en banque.

Pourtant, la préface laisse entendre un air différent  que l’on peut résumer ainsi :
L’Univers est votre rêve et ce sont vos croyances qui le façonne. 

En une demi page, l’auteur signe une préface qui parvient à mettre d’accord les Bouddhistes, les Hermetistes et les sœurs Wachowsky.

Puis… il change de sujet. L’ésoterisme Toltèque n’est pas le sujet du livre après tout. Car les 4 Accords traitent de relations, d’interactions sociales et surtout d’influence.
L’influence que les autres ont sur nous, sur nos sphères mentales et émotionnelles et qui, si l’on adhère aux concepts proposés par l’auteur, façonnent notre rêve.
A cette occasion, il met aussi en lumière le fonctionnement de la communication humaine par la médisance. Un fonctionnement tellement enraciné dans notre mental, qu’aucun de nous ne s’en rend compte.

« -Quoi ? Mais non ! Je ne médis jamais ni ne parle d’autrui ! »

Évidement qu’on ne parle jamais d’autrui ! Ce n’est pas comme si la structure même du langage impliquait un sujet-verbe-complément. C’est à ce demander pourquoi le Bouddha mettait en garde contre les erreurs de la parole d’ailleurs. Enfin passons... (Je renvoi les personnes s’intéressant aux limites du langage à la vidéo de Monsieur Phi sur Le gros livre de Wittgenstein.) >> Si cette mention est inappropriée, merci au modérateurs de la supprimer.

Les 4 Accords Toltèques parle avant tout de pratique quotidienne et des effets de celle-ci. C’est un excellent livre, à recommander à tout cartésien ayant l’impression de vivre dans un panier de crabe, et qui à l’avantage d’être totalement dépouillé d’ornement religieux.
On ouvre le livre. L’auteur mets en évidence des faits, et rien que des faits. Une rigueur presque scientifique. Ensuite, libre au lecteur de choisir d’utiliser les accords ou pas.
S’il les mets en pratique, peut-être remarquera t’il qu’il y a des choses que l’auteur ne dit pas...


Le 5éme Accord Toltèque, ou ce que l’auteur n’a pas dit.

« -Mince ! Don Miguel Ruiz aurait-il besoin d’un plus gros compte en banque pour en arriver à écrire une suite ? »

Bien sûr que non. C’est ce qui est rassurant dans les auteurs de Best Seller : Ils sont théoriquement suffisamment à l’abri du besoin pour qu’on leurs laisse le bénéfice du doute quand à leurs motivations.

Dans l’introduction, Don Miguel explique :

« Si je n’ai pas inclus ce cinquième accord dans mon premier livre, c’est parce que les quatre premiers représentaient déjà un défis suffisant à l’époque. »

A cela il ajoute avoir longtemps essayé de transmettre le 5éme accord à ces apprentis mais sans jamais parvenir à se faire comprendre. Ce n’est que des années plus tard que son fils a réussi là ou il avait échoué, amenant le père et le fils à envisager de co-écrire cette suite. Ce qui fait sens avec le type d’enseignement de ce nouveau tome.

Car le 5eme Accord Toltèque est totalement différent. Ici, on ne parle plus de pratique, mais uniquement de croyance et de la vision Toltèque que nous avions pu entrevoir dans la préface du 1er livre.
La pratique est ici mise de coté pour être réorienter autour de concept que le pratiquant avait peut-être déjà pressenti et qu’il est impossible d’expliquer sans que notre mental n’essaie de le déformer.

Comment faire une critique d’un livre qui nous apprend à nous méfier des mots ? D’un livre qui nous explique que les symboles dont nos têtes sont farcies sont devenus self-conscient et déforment nos perceptions ?

Après tout, n’avons nous pas appris grâce au Darwinisme que la pensée est le fruit d’un mouvement ascendant de la matière vers la conscience ? N’est-il pas logique de se dire que la pensée est tout ce que nous sommes ?

Les lecteurs du Chemin de la Véritable Initiation Magique de Franz Bardon se rappelleront des exercices Mentaux du 1er degré, consistant à observer nos pensées de loin, sans se laisser accaparer, dans une posture d’observateur silencieux. Ils se rappelleront de la sensation de « décollement » qu’ils ont ressenti face à des pensées qui vaquaient à leur affaires, mais sans nous. Comme si finalement, nous n’étions pas nos pensées, mais autre chose.

Une idée que l’on retrouve dans l’excellent livre de Eckhart Tolle Le pouvoir du moment présent, ou bien, d’une manière plus générale, dans toute la pratique du Soto Zen qui a recourt à la méditation assise et la concentration pour établir l’état d’hishiryo (comprenez, le calme mental).

Cet état de calme mental est une base indispensable à la pratique de la magie. Ou plus exactement, une fréquence indispensable. Une fréquence qui n’est pas acquise définitivement. Elle va et vient en fonction de notre quotidien. C’est pourquoi, toutes routines, pratiques, ou systèmes permettant de retrouver rapidement cet état de conscience et d’accroître sa fermeté est précieuse.

Comment en parler donc ?
Seulement en disant à qui veut bien l’entendre que le 5éme Accord Toltèque renferme sans doute la meilleure pratique de support pour tout pratiquant s’adonnant à une voie quelle soit spirituelle ou non.


Plus le temps passe, et plus les voix dans nos têtes prennent de l’importance. Elles conditionnent nos goûts, causent nos défauts et nos échecs, elle émettent des jugements, parlent de tout et de rien. Elles jacassent tellement que l’on fini par parler tout seul sans s’en rendre compte.

Le mental est parfois tellement bruyant, qu’à l’observer nous avons l’impression de donner dans la schizophrénie.
« -Le remède est donc pire que le mal ? »
Question de point de vue.
Peut-être vaut-il mieux avoir conscience qu’il y a d’autres voix dans votre tête, plutôt que les laisser faire les choix à votre place.
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#2
Salut Rouge,

 
 
 
 
Pour des questions liées à notre imaginaire, nous préférons, quand il s’agit de Sagesse, ou de connaissances occultes, nous tourner vers de vieux grimoires pas toujours compréhensibles, plutôt que vers des ouvrages disponibles dans la librairie du coin.
 
Selon mon angle de vue, l’avantage des vieux auteurs c’est que leur imaginaire était moins dévoyé que le notre, et qu’ils étaient encore à même de faire la différence entre une image « vraie » et un simple reflet…. De nos jours ils prennent tout pour vrai…
 
 
L’influence que les autres ont sur nous, sur nos sphères mentales et émotionnelles et qui, si l’on adhère aux concepts proposés par l’auteur, façonnent notre rêve.
A cette occasion, il met aussi en lumière le fonctionnement de la communication humaine par la médisance. Un fonctionnement tellement enraciné dans notre mental, qu’aucun de nous ne s’en rend compte.
 
« -Quoi ? Mais non ! Je ne médis jamais ni ne parle d’autrui ! »
 
Évidement qu’on ne parle jamais d’autrui ! Ce n’est pas comme si la structure même du langage impliquait un sujet-verbe-complément. C’est à ce demander pourquoi le Bouddha mettait en garde contre les erreurs de la parole d’ailleurs.
 
Pourquoi ? Car Le sujet resté en bas, en complément du haut active le principe du verbe créateur…. Voir table d’Hermes
Exemple : Satan à la base n’est pas un agent du mal. C’est un adjectif sorti d’un verbe, qui désigne celui qui accuse, qui tente, qui globalement fout la merde dans le clan. Traiter autrefois quelqu’un de satan est à la base du même esprit que de nos jours le traiter de con…. Or voilà le verbe est créateur et c’est ainsi que cet adjectif devint un Nom et qu’avec le Nom vint l’entité/l’égrégore qui va de paire. Bref : On ne s’en rend pas compte mais « notre voix de masse » émise en bas,  a des effets en haut et comme dans le cas de satan, cela nous est parfois hautement préjudiciable. En gros : voir le mal et le nommer c’est le créer. Donc ils sont nombreux les vieux adeptes à nous dire de nous entendre, de composer les uns avec les autres, et d’apprendre à fermer nos bouches pour ne se servir de la parole / du verbe qu’à bon escient.
 
 
 
« -Mince ! Don Miguel Ruiz aurait-il besoin d’un plus gros compte en banque pour en arriver à écrire une suite ? »
 
Parfois écrire quelques années plus tard un nouvel opus, cela signifie juste qu’avec le temps on a évolué et découvert d’autres phénomènes / d’autres données qu’on souhaite évoquer avec les autres. Il ne faut pas se comporter comme un « satan » en traînant avec soi l’esprit qui voit le mal partout. Il faut savoir être « hermétique » à certaines considérations car dans un cadeau ce n’est pas la qualité de l’emballage qui compte, c’est ce qui est contenu.
 
 
Après tout, n’avons nous pas appris grâce au Darwinisme que la pensée est le fruit d’un mouvement ascendant de la matière vers la conscience ? N’est-il pas logique de se dire que la pensée est tout ce que nous sommes ?
 
Pour répondre à ta question faudrait déjà définir la pensée.
Car à côté de la pensée verbale faite de phonèmes écrits en lettres qui forment des mots et des concepts dans lesquels on s’exprime mais aussi on s’enferme (Exemple chaque religion est marquée par un alphabeth qui semble comme dans le cas de l’islam apparu « par magie » pour l’écrire),  il existe d’autres formes de pensée que la pensée verbale (pensée en images, symbolique, sensorielle, mathématique, algorithmique, et même instinctive/intuitive = dictée par une mécanique faite de mystères etc.…)
 
Les lecteurs du Chemin de la Véritable Initiation Magique de Franz Bardon se rappelleront des exercices Mentaux du 1er degré, consistant à observer nos pensées de loin, sans se laisser accaparer, dans une posture d’observateur silencieux. Ils se rappelleront de la sensation de « décollement » qu’ils ont ressenti face à des pensées qui vaquaient à leurs affaires, mais sans nous. Comme si finalement, nous n’étions pas nos pensées, mais autre chose.
 
La pensée est comme une commode avec plusieurs tiroirs. Il y a le tiroir intelligence,  celui de la conscience, celui de la perception, de la réflexion… etc.
Mais de tous ces tiroirs celui qui te détermine le plus c’est le tiroir mémoire. Tu n’es pas tes pensées, tu es ce dont tu te souviens de toi-même. Sans souvenir de toi-même, tu es amnésique et donc sans identité, une coque vide, un disque dur effacé.
 
 
 
 
Peut-être vaut-il mieux avoir conscience qu’il y a d’autres voix dans votre tête, plutôt que les laisser faire les choix à votre place.
 
Il y a une autre manière de se rendre compte qu’on a plusieurs voix dans la tête, sans lire les accords de Toltèque (qui sont pourtant très intéressants), ni Bardon (qui est excellent) et en cadrant de suite ceux qui auraient inclinaison à mettre des étiquettes « schizophrène » sur tous ceux qui ont plusieurs voix dans la tête .
Cette manière de faire consiste à se rappeler nos instants d’hésitation : Ce soir je bois bière ou coca ? J’hésite = je suis dualiste à 2…. Y’a une voix qui  dit bière (c’est ce qu’elle veut boire), l’autre plus raisonnable tempère et veut du coca. Non seulement leur choix mais aussi leurs goûts sont différents. On se retrouve déchiré entre elles devant le choix à faire ? Et c’est encore plus cornélien quand le dilemme devient affectif : Je reste avec ma femme et mes gosses ou je plaque tout pour ma dernière rencontre en forme de bombasse sexuelle ?
 
 
 
Bref il est totalement sérieux au vue de nos dilemmes et hésitations face à un choix multiple,  de conclure à ce que le Je soit au final un Jeu de Je. Et si certains n’ont que 2 ou 3 cartes dans leur Je, d’autres pourraient contenir tout un tarot….
Et donc la vraie question qu’il faut se poser : D’où viennent toutes ces voix qui ne me ressemblent pas toujours et qui pourtant sont moi ? Pourquoi / comment sont elles en moi ? A quel moment j’ai embarqué ces aliens passengers qui s’expriment en parallèle ou à travers ma voix, celle avec laquelle je pense ?
 
Voilà donc ce que ma voix intéressée à ces choses là pourrait te dire… Mais j’en ai une autre qui au final s’en fout un peu de l’ésotérisme, et qui se demande toujours : pourquoi je perds mon temps à écrire encore à propos de tout cela ???.
 
 
Bien à toi.
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#3
Peu de chose à ajouter...

L'ésotérisme à le dos large, et depuis l'apparition du new age plusieurs concept ont souffert de syncrétisme. D'un coté cela remplace la morale supérieur d'une religion, en donnant un code de vie "Toltèques" qui en soit n'est pas mauvais. Il faut y avoir plusieurs mouvement dans le spirituel au début du siècle dernier, ou tranquillement ont tente de démocratisé l'ésotérisme et de la soustraire au religieux. Puis en Occident dans la secone moitié du siècle il y a un abandon global de la religion chrétienne au profit de la science.

Seulement voila la science bien que factuelle ne peut répondre au question de moral et aux autres questions fondamentales. Le new age permet de comblé en partie de vide, sans s'opposé à la religion athéisme qu'est la science.

Pour moi la question est d'ou on trace la ligne, pour moi le développement personnelle, je le pratique, mais je ne le considère pas comme de l'ésotérisme

Je vais aller un pas plus loin, La Wicca de Gardner est grandement influencé par la Golden Dawn, Gardern était soit même ou un proche (j'ai un blanc) mais l'aspect rituelique de la golden dawn a beaucoup marqué sa définition de la Wicca, qui se voulait une pratique global mais accessible a toutes les croyances via une alégorie. Il n'y a pas de divinité précise dans la Wicca, mais des concepts de dualité (masculin-féminin) ce qui permet plusieurs "cercle" ou "religion" ou "vision" de la wicca de survivre et même si l'un va avoir Lilith/Lucifer comme dualité alors que d'autre vont avoir la grande prêtresse et Cernunnos, l,aspect rituelique change au fond assez peu.

A ma connaissance la Wicca est la seule tentative de modernisme qui est intéressant, car ils a une base traditionnelle assez forte. Je parle d'ailleurs des écrits de Gardner, après plusieurs auteurs ont tenté de se réapproprié le sujet, et a mon sens plusieurs n'avait pas la crédibilité nécessaire de faire le travail.

Après pour moi sa part en couille. Beaucoup de rituel accessible de pseudo sorcellerie, re recueil de niaiserie disponible tan en ligne que sur papier, si bien qu'il est difficile pour les non-initié de faire la nuance entre un Bardon et un Éric Pier Sperandio. (D'autan plus que les vieux auteurs morts avait souvent un phrasé particulier, empreint de symbolisme, alors que les modernes utilise souvent des termes faciles d'accès et malgré que des rituels tel que Changer la couleurs de tes yeux ne marche jamaispour personne, continue de vendre a profusion.

Il y a aussi l'aspect initiatique qui part en couille aujourd'hui tous le monde qui a lu 3 page wikipédia est un expert...

Bon finalement j'en avais pas mal a dire et j'ai du m'éloigné pas mal du sujet hahaha...
"I'm the one who steps from the shadows, all trenchcoat and cigarette and arrogance, ready to deal with the madness. I walk my path alone... who would walk with me?" 
- John Constantine
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