Article mis en ligne le 24 Février 2017, rédigé par Leonardo Vintini.

De nombreux anthropologues essaient toujours de démêler l’énigme posée des squelettes humains aux formes étranges découverts dans différents sites archéologiques en Amérique du Sud et remontant à plusieurs milliers d’années.

Reconstruire le contexte culturel de l’époque des propriétaires de ces squelettes présente en lui-même une tâche extrêmement difficile, car nous manquons d’informations sur leurs âges véritables et leurs origines. Cela épaissit le mystère créé autour de ces squelettes.

Aux musées archéologiques de Lima et d’Ica, tous deux au Pérou, sont exposés différents types de ces squelettes aux formats bien distincts. Ils ont curieusement appartenu à différents groupes humains d’Amérique du Sud.

Il a été postulé que ces anomalies osseuses ont été intentionnellement créées à cette période à des fins religieuse (rituelles) ou esthétiques. Cela se retrouve par exemple dans l’ancienne Nubie (au sud de l’Égypte) et dans d’autres cultures d’Asie, d’Afrique et d’Europe. Selon cette théorie, le processus de déformation du crâne commence tôt dans l’enfance, en utilisant dans ce but des tablettes de compression, des lanières de cuir et d’autres artefacts compressant la boîte crânienne de façon à lui donner une certaine forme, de développer un format inhabituel, bien que cela ne cause pas de changements dans la capacité de volume crânien.

Ces déformations crâniennes ont été morphologiquement classifiées en quatre catégories : le crâne allongé, en forme de « M », en forme de « J » et finalement celui présumé être le plus ancien, le « pré-moderne ». Certains anthropologues ont divisé les déformations en « types » et parlent des Opa, des Pampas, des Aymará, des Cavernas, des Necrópolis, des Nazca, des Palta, etc.


Crânes de forme allongée (G), en « J »(C), et en « M » (D) (Musée régional d’Ica).

Les questions soulevées par ces étranges crânes sont de nature très variées. Un bon exemple en est le crâne numéro 177 de Paracas, qui en raison de la planéité de sa partie frontale a amené les anthropologues, se basant sur la théorie de Darwin, à le classifier comme un prédécesseur de la branche Néanderthal. Ce crâne avait cependant une mâchoire très semblable à celle de l’homme moderne. Une des hypothèses destinée à expliquer cette anomalie est que le spécimen serait d’une race « pré-moderne ».

Mais cette hypothèse soulève une question encore plus trouble. Selon la théorie établie, la race humaine a commencé son passage à travers les terres nord-américaines il n’y a pas plus de 35 000 ans av. J.C. et serait plus tard arrivée en Amérique du Sud. Ceci implique que tous les restes humains découverts devraient déjà avoir l’apparence de l’homme moderne. La découverte d’un squelette avec ces caractéristiques s’ajoute à la liste d’autres découvertes archéologiques amenant à se questionner sur de nombreuses théories formulées par l’anthropologie moderne, comprenant la théorie darwinienne qui est l’un de ses piliers.

Néanmoins, ces étranges structures crâniennes amènent à des interrogations supplémentaires des spécialistes de « l’évolution de l’hominidé », les crânes « M » et « J » présentant des caractéristiques inhabituelles. Le squelette « J » présente des cavités orbitaires particulièrement larges, environ 15 % plus larges que celles habituellement rencontrées. Le crâne « M » a des protubérances parfaitement symétriques, ce qui est pratiquement impossible à obtenir par des pressions mécaniques externes. En plus de cela, le crâne « M » a une énorme capacité crânienne de près de 3000 cm3, tandis que l’homme moderne a une capacité crânienne moyenne de 1400 cm3.

Le bilan des collections de crânes déformés d’Ica présentées dans les musées du Pérou amène finalement plus de questions que de réponses scientifiques et peut être pour cette raison qu’elles restent peu abordées auprès du grand public.

Source : http://www.epochtimes.fr

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